quinta-feira, 29 de janeiro de 2015

Vie de Saint François de Sales, docteur de l'église


Decret du Doctorat
Bref du Doctorat
Vie de Saint François de Sales, docteur de l'église
Saint François de Sales Né en 1567 au château de Sales, près de Thorens (Haute Savoie) Saint François de Sales est d'une famille de noblesse rurale, Saint François de Sales  est donc citoyen du duché de Savoie. Saint François de Sales  est envoyé à Paris pour faire ses études de droit. Saint François de Sales en profite pour suivre des cours de théologie.Saint François de Sales est licencié en droit, Saint François de Sales  va poursuivre sa formation à Padoue, où Saint François de Sales  passe brillamment son doctorat. Saint François de Sales  s'inscrit au barreau de Chambéry comme avocat.
 C'est l'époque où l'Église romaine réagit face au protestantisme et à la doctrine de la prédestination,  et se lance dans le grand mouvement de la Contre-Réforme. Après une crise religieuse personnelle, Saint François de Sales décide de devenir prêtre. Saint François de Sales renonce à tous ses titres de noblesse, et à sa nomination comme sénateur du duché de Savoie.
Mgr Granier, l'évêque de Genève, réfugié à Annecy, confie à Saint François de Sales  l'évangélisation du Chablais, presque entièrement passé au calvinisme.Saint François de Sales  se rend à la forteresse des Allinges qui domine Thonon, et Saint François de Sales  se lance avec ardeur dans la prédication. Saint François de Sales parcourt tout le territoire, à cheval, à pied  dans la neige, parfois cerné par les loups ...
 Saint François de Sales  entreprend d'écrire des lettres personnelles aux gens qu'il ne peut atteindre. Puis Saint François de Sales  fait appel à l'imprimerie pour éditer des textes qu'il placarde dans les endroits publics et Saint François de Sales  les distribue sous les portes. Furent ainsi publiés les "Controverses" , sorte de lettre ouverte aux protestants pour les éclairer sur la foi catholique et sur l'église catholique.Pour toucher les illettrés, Saint François de Sales  se met à prêcher sur les places, au milieu des marchés.
Après des mois d'insuccès, Saint François de Sales réussit, Saint François de Sales  peut célébrer la messe Noël 1596 à Thonon. Saint François de Sales est soutenu enfin par le duc de Savoie, la mission de Saint François de Sales  devient alors un succès  et en deux ans le Chablais redevient catholique.
En 1602, à 35 ans, Saint François de Sales est nommé coadjuteur de l'évêque de Genève, Mgr Granier, et Saint François de Sales lui succède rapidement en exil à Annecy.  Saint François de Sales  Mettant en pratique toutes les décisions du Concile de Trente,  Saint François de Sales   se consacre totalement à la réforme de son diocèse.  Saint François de Sales   le visite en entier,  Saint François de Sales  va jusqu'au plus petit village de montagne.  Saint François de Sales  rétablit la règle et la discipline dans les abbayes et monastères.  Saint François de Sales   met en place la formation du clergé, et la catéchèse .  Saint François de Sales  remplit également plusieurs missions  diplomatiques à Paris et à Rome.  Saint François de Sales  est un Prédicateur recherché,  Saint François de Sales   est demandé dans de nombreuses villes de France.
 Saint François de Sales   compose divers ouvrages de spiritualité pour les laïcs, dont la célèbre "Introduction à la vie dévote", dédiée à Mme de Charmoisy.  Saint François de Sales   s'engage pour aider les laïcs à vivre à fond leur vie baptismale.
 Saint François de Sales  entretient une importante correspondance de direction spirituelle et Saint François de Sales   passe de nombreuses heures à confesser. De son expérience sortira le "Traité de l'Amour de Dieu". Parmi ses dirigées, la Baronne de Chantal est appelée à une mission spéciale. Veuve avec quatre enfants, elle se sent appelée par Dieu. François de Sales lui confiera en 1610, la fondation d'une nouvelle congrégation: l'ordre de la Visitation.
 Saint François de Sales   mène de front la direction spirituelle de sa congrégation et celle de nombreuses personnes. Les notes prises par les Visitandines seront publiées après la mort  de Saint François de Sales  sous le titre "Entretiens spirituels".  Saint François de Sales  veille sur son diocèse où  Saint François de Sales   accomplit toutes les fonctions de sa charge.
 Saint François de Sales   est fatigué après tous les offices de Noël 1622, que  Saint François de Sales  a célébrés à Lyon,  Saint François de Sales  est frappé d'apoplexie le 27 décembre, et  Saint François de Sales meurt le lendemain.  Saint François de Sales  fut proclamé saint en 1665, et   Saint François de Sales  fut docteur de l'Église en 1877.  le corps  de Saint François de Sales  repose à Annecy, dans le nouveau monastère de la Visitation construit en 1911.
Saint François de Sales
Saint François de Sales est savoyard,  Saint François de Sales est né en 1567 à Thorens (près d'Annecy),  Saint François de Sales est mort en 1622 à Lyon.
 Saint François de Sales est d'une Famille de petite noblesse, la mère  de Saint François de Sales est très croyante, le père de  Saint François de Sales est  au service des ducs de Nemours (Annecy) et de Savoie (Turin)
 Saint François de Sales désire très jeune être " d'Eglise ", mais son père s'y opposera pendant toutes ses études.
 Saint François de Sales fait des Etudes d'Humanités puis  Saint François de Sales fait des études de philosophie à Paris de 1578 à 1588, dans le Collège de Clermont, tenu par les jésuites.
 Saint François de Sales  connait une crise existentielle et spirituelle en 1585, à 19 ans , citons  quand il découvre le théologie de question de la prédestiantion des hommes pour le paradis ou pour l'enfer, Saint François de Sales :" serai-je du nombre des élus ou serai-je damné ? " l'inquiétude intellectuelle de  Saint François de Sales  devient angoisse du cœur et épreuve de santé.  Saint François de Sales  va aux portes de la mort jusqu'au jour où aux pieds de la Vierge,  Saint François de Sales   fait une prière d'amour et d'abandon.
Saint François de Sales fait des Eétudes de droit à Padoue (1588-1591) Son père  destine Saint François de Sales au Sénat de Savoie.
Saint François de Sales connait une nouvelle crise, cette fois-ci intellectuelle et théologique à nouveau sur le sujet de la prédestination.
1592, Saint François de Sales rejoint la Savoie. Saint François de Sales  persévère dans son désir de devenir prêtre. Son père cède à contre cœur quand on propose à Saint François de Sales  d'être Prêvot (vicaire général) du diocèse d'Annecy. Saint François de Sales  est ordonné prêtre en décembre 1593.
Homélie d'installation de Saint François de Sales comme prêvot : le programme de Saint François de Sales  :
Conquérir les âmes par l'amour et non les armes.
Comment, par notre propre exemple : prière, jeûne, témoignage.
" Vivre en enfants de Dieu, non seulement de nom, mais d'effet. "
Saint François de Sales donne lui-même l'exemple : Saint François de Sales a une vie austère de prière et pénitence, Saint François de Sales  a souci de sa charge de prêtre et de prêvot : Saint François de Sales prêche, Saint François de Sales confesse, Saint François de Sales réconcilie, Saint François de Sales catéchise.
Les fidèles préférés de Saint François de Sales  : les pauvres, les enfants, les prisonniers.
Saint François de Sales conquiert Annecy par la charité.
Missionnaire au Chablais (1594-1598)
Le Duc de Savoie veut ramener cette région à la foi catholique.
Saint François de Sales  accepte d'y aller, et Saint François de Sales part seul.
Le témoignage d'amour et de rectitude intellectuelle de Saint François de Sales séduit progressivement.
1599, Saint François de Sales est nommé évêque et coadjuteur de Mgr de Granier, Prince-évêque de Genève en exil à Annecy depuis la réforme.
1602. Saint François de Sales voyage à Paris pour régler la question financière des paroisses du Pays de Gex, alors possession du roi de France. Saint François de Sales  échoue. Mais Saint François de Sales connaît un succès spirituel personnel étonnant. Saint François de Sales fréquente le cercle Acarie, Saint François de Sales rencontre Bérulle. Le roi veut garder Saint François de Sales  mais Saint François de Sales  refuse et Saint François de Sales revient en Savoie.
29 septembre 1602, mort de Mgr de Granier. François de Sales devient Prince-évêque de Genève. Comme évêque, Saint François de Sales  prend pour modèle Charles Borromée. Saint François de Sales  aura le souci de visiter toutes les paroisses de son diocèse et de continuer d'être très présent dans son ministère sacerdotal comme avant.
Saint François de Sales  aura une intense activité et une correspondance importante de direction spirituelle.Le premier livre de Saint François de Sales qui sera un best-seller est écrit dans cette perspective : l'Introduction à la Vie dévote.
Saint François de Sales fonde à Annecy avec Antoine Favre l'Académie Florimontane. Richelieu s'en inspirera pour fonder l'Académie Française.
En 1610, Saint François de Sales fonde la Visitation Sainte Marie avec Jeanne de Chantal, fondation originale destinée à accueillir aussi les femmes de santé fragile et les veuves désirant vivre la vie religieuse. Elles commenceront par aller aussi visiter les pauvres et les malades d'Annecy. Mais quelques années plus tard, l'archevêque de Lyon exigera que les sœurs soient cloîtrées, la vie religieuse féminine à ce moment là ne pouvant se concevoir hors de ce cadre. Saint François de Sales fait de la Visitation un foyer privilégié de la dévotion. Vincent de Paul qui a rencontré Saint François de Sales dira de lui qu'il apparaît comme " l'homme qui a reproduit le mieux le Fils du Dieu vivant ! "
Saint François de Sales  écrit un deuxième ouvrage : Le Traité de l'Amour de Dieu, qui contient l'essentiel de la pensée spirituelle et mystique de Saint François de Sales .
En 1618, Saint François de Sales  voyage à Paris. Saint François de Sales  fait à nouveau un triomphe.
En 1622, Saint François de Sales  doit accompagner le duc de Savoie à Avignon, mais la santé, déjà fragile de Saint François de Sales , fléchit gravement. Saint François de Sales  meurt sur le chemin du retour à la Visitation de Lyon le 28 décembre 1622.
Saint François de Sales  avant d'être le " Docteur de l'amour ", comme son décret de canonisation le précise, Saint François de Sales  fut un cœur qui vivait d'amour, par l'amour, pour l'amour (Jésus).
texte intégral des livres de Saint François de Sales, docteur de l'Eglise,
téléchargement gratuit des livres de Saint François de Sales, docteur de l'Eglise
source principale http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/francoisdesales/
source pour les sermons http://www.icrsp.com/
la lettre ouverte aux Protestants (Controverses) est une édition originale de jesusmarie.com
www.JesusMarie.com

Saint François de Sales docteur de l'église catholique


Saint François de Sales
docteur de l'église catholique
1567 - + 28 décembre 1622
Lettre Ouverte aux Protestants de   saint François de Sales (les Controverses) 
édition numérique originale JESUSMARIE.com, Paris, 4 juin 2001. 
téléchargement gratuit de la lettre Ouverte aux Protestants 
Plan de la Lettre Ouverte aux  Protestants de Saint François de Sales 
Texte complet de la Lettre Ouverte aux Protestants 700ko !! 197 p. de Saint François de Sales
Introduction à la vie dévote
livre de Saint François de Sales, docteur de l'église catholique
Télécharger gratuitement l'Introduction à la vie Dévote
lire:
table des matières du livre Introduction à la vie dévote
1ère partie - 1 du livre Introduction à la vie dévote
1ère partie - 2 du livre Introduction à la vie dévote
2ème partie - 1 du livre Introduction à la vie dévote
2ème partie - 2 du livre Introduction à la vie dévote
3ème partie - 1 du livre Introduction à la vie dévote
3ème partie - 2 du livre Introduction à la vie dévote
3ème partie - 3 du livre Introduction à la vie dévote
3ème partie - 4 du livre Introduction à la vie dévote
4ème partie - 1 du livre Introduction à la vie dévote
4ème partie - 2 du livre Introduction à la vie dévote
5ème partie - 1 du livre Introduction à la vie dévote
5ème partie - 2 du livre Introduction à la vie dévote
Traité de l'Amour de Dieu - lire - télécharger
Les Entretiens - lire - télécharger
Lettres_tome 1 - télécharger les 11 tomes
Lettres_tome 2
Lettres_tome 3
Lettres_tome 4
Lettres_tome 5
Lettres_tome 6
Lettres_tome 7
Lettres_tome 8
Lettres_tome 9
Lettres_tome 10
Lettres_tome 11
Télécharger gratuitement les Avis, Conseils, Lettres,  Méditations et Sermons de saint François de Sales
Avis spirituels - 1  de Saint François de Sales
Avis spirituels - 2  de Saint François de Sales
Petit Traité sur la Communion  de Saint François de Sales
bien faire sa confession  de Saint François de Sales
l'amour du prochain 1  de Saint François de Sales
l'amour du prochain 2  de Saint François de Sales
Méditations des Mystères Joyeux
Méditations des Mystères Douloureux
Traité de la Prédication
Conseils aux supérieurs   de Saint François de Sales
sermon sur le Notre Père   Saint François de Sales
sermon sur la paille et la poutre sermon de Saint François de Sales
sermon sur la Transfiguration de Saint François de Sales
lettre à Ste Jeanne de Chantal de Saint François de Sales
méditation sur la passion de Saint François de Sales
Sermon pour la Saint Blaise
Sermon pour Noël
Sermon pour la Sexagésime 13 février 1594
Sermon commentaire de Jean XX, 11-18 en date du 26 juillet 1618
Sermon pour le Vendredi Saint 17 avril 1620
Sermon pour l'Annonciation 25 mars 1621
Sermon 2 juillet 1621
Sermon 1er novembre 1621
Sermon de saint François de Sales pour le mercredi des cendres 9 février 1622
(Extrait des Œuvres de Saint François de Sales, Édition complète par les soins des
   religieuses de la Visitation du 1er Monastère d'Annecy, Tome X, Sermon LX, p. 197)
Sermon pour le premier Dimanche de Carême 13 février 1622
Sermon 20 février 1622
index thématique des oeuvres complètes de saint François de Sales (pdf)--1--2--3--4--5
glossaire du vocabulaire ancien

Decret du Doctorat
Bref du Doctorat
www.JesusMarie.com

SANCTI FRANCISCI SALESII, EPISCOPI, CONFESSORIS ET ECCLESIÆ DOCTORIS


“On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel, qu’avec cent tonneaux de vinaigre” - SANCTI FRANCISCI SALESII, EPISCOPI, CONFESSORIS ET ECCLESIÆ DOCTORIS

Il santo, nato il 21 agosto 1567, ordinato sacerdote nel 1593, impegnato dal 1593 al 1598 nella missione di Chablais che terminò con la conversione di 70.000 protestanti; ordinato vescovo di Ginevra nel 1602. Egli è famoso per la sua attività di propaganda e di predicazione. Infilava volantini sotto le soglie delle porte, affiggeva manifesti, stampava fogli da far distribuire, ecc. Tutto ciò lo faceva per far tornare i protestanti alla fede cattolica. A chi gli rimproverava la dolcezza nei riguardi dei protestanti, rispondeva che non poteva mutare atteggiamento dopo che aveva, per tutta la vita, dominato il suo carattere. Famosa è anche l’espressione secondo cui si può prendere meglio un pugno di mosche con un cucchiaio di miele piuttosto che con un barile di aceto: «On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel, qu’avec cent tonneaux de vinaigre». Scriveva in maniera colorita, parlando della correzione animata da vera carità: «Nelle buone insalate ci vuole più olio che aceto e sale. Procurate di essere il più mansueto possibile e ricordatevi che si prendono più mosche con poco miele che con cento barili d’aceto» (Una sorella della Visitazione, L’amore è la vita del nostro cuore. 100 pagine di Francesco di Sales, Roma 2003, p. 93).
Il grande santo della mansuetudine, dell’amabilità e dell’amore di Dio morì a Lione il 28 dicembre 1622, ma poiché questo giorno è già consacrato al natale degli Innocenti a cui tra l’altro Francesco era tanto devoto, la sua memoria fu ritardata sino ad oggi, anniversario della traslazione del suo corpo ad Annecy.
La Messa è quella del Comune dei Dottori, ma come avvenuto per la festa di sant’Ilario, la prima colletta è propria e fu composta da papa Alessandro VII, al secolo Fabio Chigi, fervente seguace del nostro Santo e della sua spiritualità, a cui il Santo Vescovo aveva predetto la vocazione ecclesiastica ed il supremo pontificato e che avrebbe elevato il nostro Santo agli onori degli altari nel 1661 con la beatificazione e nel 1665 con la canonizzazione. Due fiorenti istituti religiosi rappresentano attualmente la posterità spirituale di san Francesco de Sales, e questi sono le religiose della Visitazione, direttamente istituite da lui; e la congregazione salesiana, che san Giovanni Bosco trasse dal cuore stesso e dallo spirito del santo vescovo di Ginevra.
La caratteristica del santo vescovo fu la dolcezza e l’umiltà del cuore, virtù per mezzo delle quali convertì circa settantamila eretici alla fede cattolica e guidò una folla di anime verso le sommità più elevate della perfezione. La rudezza delle maniere, lo zelo impetuoso e l’impazienza non sono sempre i mezzi migliori per condurre le anime a Gesù Cristo, poiché la virtù, per essere amata, deve mostrarsi amabile e rendersi accessibile a tutti i cuori. Qual è il segreto di una tale abnegazione? La pienezza dell’amore di Dio, poiché, come dice l’Apostolo, Charitas non quærit quæ sua sunt.
Due chiese a Roma sono dedicate al nostro santo.
Una, fondata nel 1669, si trova attualmente nel rione Trastevere, all’interno del carcere di Regina Coeli. Originariamente, annesso alla chiesa era il convento delle Visitandine sino al 1793. In seguito, vi vennero le Serve di Maria sino a che, nel 1870, non vi fu l’espropriazione da parte dello Stato italiano (Cfr. Mariano Armellini, Le chiese di Roma dal secolo IV al XIX, Tipografia Vaticana, Roma 18912, pp. 654-655), che dapprima trasformò il convento in carcere femminile, poi, in caserma ed infine annesso al vicino carcere di Regina Coeli. La chiesa, per anni sconsacrata, è stata riaperta al culto nel novembre 2005, ed è dedicata a Santa Maria della Visitazione e San Francesco di Sales.
Un’altra chiesa, dedicata al Santo vescovo, infine sorge nel quartiere Alessandrino. Essa è stata costruita tra il 2003 ed il 2004 e consacrata nel gennaio 2005, sebbene la sua istituzione risalisse al 1961. 



sexta-feira, 10 de agosto de 2012

Come crocifiggere l’ego in 7 punti essenziali (Matta El Meskin)

Come crocifiggere l’ego in 7 punti essenziali (Matta El Meskin)

Posted by
Come si realizza la sottomissione dell’ego a Dio affinché l’anima si liberi e viva in un abbandono totale alla volontà di Dio?
1. Sii attento a non fare affidamento alla tua sapienza personale e le tue capacità, a non nutrire bramosie umane per una qualche opera, nel timore che il tuo spirito si fermi, si oscuri la tua visione, la grazia ti abbandoni e tu rischi di non vedere più il cammino divino, di perdere la verità, di cadere nella rete del nemico e di diventare schiavo del tuo ego e dei desideri degli uomini.
Guai a coloro che si credono sapienti, e si reputano intelligenti (Is 5,21)
2. Guardati dal credere di essere qualcosa di importante, che senza di te le cose si fermino e i lavori si interrompano, e così il tuo ego appaia importante ai tuoi occhi. Sappi che Dio può fare con un altro molto meglio di quanto non faccia con te; che può rendere deboli i forti e forti i deboli, rendere ignoranti i sapienti e sapienti gli ignoranti. Tutto quel che è buono e utile in te è di Dio e non tuo, e se tu non ne hai cura e nel tuo intimo non l’attribuisci a Dio, ti verrà tolto. E se ti vanti della tua intelligenza o della tua virtù, Dio le abbandona ed esse si trasformano in corruzione, rovine e mali;
3. Se il tuo ego teme la sottomissione a Dio, si sottrae all’abbandono a lui e si gloria del proprio potere; se tu attribuisci la tua intelligenza, la tua virtù e la tua riuscita a te stesso, Dio ti sottopone a correzioni che si ripetono, una dopo l’altra, a tribolazioni che si susseguono, fino a quando non ti sottometti e ti abbandoni a lui con umiltà. Ma se rifiuti la correzione e detesti subire la tribolazione, allora Dio ti abbandonerà a te stesso per sempre;
4. Sii attento quindi e presta bene ascolto, perché, o ti consideri realmente al pari di niente, in atti e in parole, fermamente deciso nel tuo intimo ad abbandonarti a Dio con tutte le tue forze e, in questo caso, ti liberi di buon grado dal tuo ego per la grazia di Dio; oppure verrai consegnato alla correzione fino a quando, costretto, ti libererai dal tuo ego. Farai bene quindi a scegliere il cammino della sottomissione volontaria, a considerarti fin da ora un nulla e a seguire la grazia sulle vie dello Spirito;
5. Sappi che la sottomissione a Dio e il totale abbandono alla sua volontà e al suo discernimento sono in realtà un dono e una grazia. Per ottenerlo, insieme alla preghiera e alla supplica, abbiamo bisogno della forza fiduciosa della fede dell’insistenza del cuore, affinché Dio non ci affidi alla correzione a causa del nostro ottenebramento e non ci lasci alla nostra sapienza. Inoltre, dobbiamo optare con grande determinazione per la rinuncia a noi stessi in ogni momento e in ogni occasione, non davanti al mondo, ma nell’intimo della nostra coscienza. Beato colui che scopre la debolezza e la mediocrità della propria anima, che l’ammette e la confessa davanti a Dio fino all’ultimo della sua vita;
6. Se subisci la correzione, sappi che si tratta di un bene immenso, perché Dio affida alla correzione l’anima che ha dimenticato la propria debolezza e si glorifica delle proprie capacità e successi. Dio la corregge fino a quando non si sia resa conto della propria debolezza: essa vi perviene soprattutto quando Dio non concede alcuno sfogo al suo sconforto bloccando l’io da ogni parte e lasciandolo in preda alle umiliazioni interiori o esteriori – dipendano dai peccati o dagli affronti -, finché l’anima giunga a detestarsi, a maledire la propria intelligenza, a negare la propria capacità e si affidi, infine, a lui, umile e contrita. In quel momento l’uomo non ha difficoltà a detestare il proprio ego; si augura addirittura che tutti si uniscano a lui per detestare quell’ego esecrabile. Tale è l’autentico cammino d’umiltà che conduce al totale abbandono alla volontà divina e che sfocia nella liberazione dell’anima dalla dominazione dell’ego, dai suo inganni, dalla sua ostinazione e dal suo orgoglio;
7. Se vuoi raggiungere la liberazione dell’anima attraverso il cammino migliore e più semplice, mettiti alla scuola della grazia, siediti ogni giorno, esamina i tuoi pensieri, le tue ragioni, le tue intenzioni, i tuoi obiettivi, le tue parole, le tue azioni alla luce della parola di Dio. Scoprirai allora la corruzione del tuo ego, la sua doppiezza, la sua malizia, i suoi inganni, il suo orgoglio, le sue sozzure… Se persevererai così ogni giorno con cuore contrito, potrai liberarti dall’ego menzognero e morboso e vincere progressivamente su di lui fino a sbarazzarti del suo ascendente. Allora ti renderai conto della gravità del disastro nel quale il tuo ego ti aveva trascinato quando gli obbedivi, quando ti compiacevi in lui, te ne gloriavi e ricercavi il suo rispetto e la sua dignità.
E nello stesso istante in cui, nell’intimo di te stesso, sarai sicuro di non essere nulla e che Dio è tutto, allora sarai veramente libero.
Matta El Meskin
igumeno
(tratto da: Matta El Meskin, L’esperienza di Dio nella preghiera, Qiqajon, pp.155-157)
 
Post correlati:
  1. Sul peccato e la penitenza (Matta El Meskin) La straordinaria potenza di Cristo, quale Dio che redime e ama fino alla morte, può...
  2. Chi dite che Io sia? (Matta El Meskin) Parlare di Cristo è difficile, difficilissimo, se le parole non sono frutto dell’esperienza e di...
  3. Sulla preghiera (Matta El Meskin) Nel progetto di Dio, il fine della preghiera incessante è quello di produrre in noi,...
  4. Predicare è il grido di salvezza dei salvati (Matta al-Meskin) Predicare, in arabo, significa “gridare”. E’ cioè chiamare con voce forte, come fece la Samaritana: ”La...
  5. Dio è amore (1Gv 4,8;16) (Matta El Meskin) L’amore non rappresenta soltanto una caratteristica di Dio. Essa è, bensì, la sostanza della natura...
  6. La tiepidezza spirituale (di Matta El Meskin) Il nemico perseguita la mia vita schiaccia la mia vita fino a terra mi fa...
http://www.natidallospirito.com/2012/08/10/come-crocifiggere-lego-in-7-punti-essenziali-matta-el-meskin/

sexta-feira, 20 de abril de 2012

Vaincre le rejet

Vaincre le rejet

Vaincre le rejet est l'un des premiers combats que nous devons remporter face à notre ennemi si nous vouolons avoir une vie de victoire.
Ce livre enseigne de manière très pratique les principes et les difficultés que nous pouvons vivre à cause de blessures de rejet.
Le rejet est une des blessures les plus courantes, mais aussi des plus négligées.
Le rejet ouvre la porte à l'influence d'esprits mauvois dans notre vie.
Une personne qui a manqué d'amour, dès sa conception et pendant sa vie, sera sujette au rejet.
Des mauvaises réactions et des réajustement à cette blessure compliquent notre vie et donnent souvent avantage au diable.
Nous pouvons vaincre le rejet en suivant tout le conseil de Dieu, c'est à dire se repentir, pardonner, être délivrés de mauvais esprits, recevoir tout l'amour de Dieu, donner de l'amour autour de nous et être remplis de la plénitude de Dieu par le Saint- Esprit.

terça-feira, 3 de abril de 2012

Faut-il éliminer l'ego?

Dialogue avec Lama Denis Teundroup et Arnaud Desjardins
Faut-il éliminer l'ego?

    Q: La notion d'ego me semble très difficile à comprendre.
LAMA DENIS TEUNDROUP. Dans le langage contemporain de la spiritualité, on parle énormément d'ego, ce qui est certainement important car l'ego est au coeur du problème. Mais on voit fréquemment l'ego devenir le mauvais, le vilain et, avec quelques tendances culturelles, on irait même jusqu'à dire le démon, ce qui sans être tout à fait inexact amène cependant d'énormes difficultés dans la relation que l'on entretient à soi-même. S'identifiant à l'ego, on devient le mauvais, le vilain et, dans cette relation à soi-même, se développe alors une approche qui a facilement tendance à devenir dépréciative et autoagressive. On réprime l'ego sans se rendre compte que celui qui réprime est précisément l'ego. On arrive à cette situation paradoxale que la répression de l'ego entretient l'ego et qu'une certaine forme de lutte anti-égotique nourrit le problème contre lequel on souhaite justement lutter. Ce qui suggère que la lutte et la répression (comme dans beaucoup d'autres cas!) ne sont pas la bonne méthode et que, dans le travail avec soi, il est nécessaire de dépasser cette approche répressive et de développer une attitude de douceur et d'acceptation. Mais cette douceur, cette acceptation ne sont pas du tout une attitude de permissivité, de laxisme complaisant où l'on s'autoriserait tout ce qui se présente sans discernement.
D'une façon générale, ce problème de l'ego existe en Orient comme en Occident. Néanmoins, il s'avère beaucoup plus précis et fort dans le contexte occidental. Cela peut s'expliquer par l'exacerbation de l'ego, l'attitude de compétitivité intense qui règne en Occident mais aussi par notre héritage culturel et traditionnel. En effet, notre passé est imprégné de culture chrétienne avec tout ce que celle-ci a tendance à véhiculer comme dénégation de soi sous une forme dépréciative, auto-agressive et à la limite mortifiante.
Une autre difficulté vient de la transmission du dharma en Occident et de sa traduction qui a été très influencée par la mentalité occidentale ambiante. Sans entrer dans une discussion trop technique, on peut faire remarquer que le concept de da en tibétain, atman en sanscrit, que l'on traduit dans beaucoup de cas par ego, certaines fois par soi, a un domaine de signification très étendu. On rencontre dans celui-ci les notions de " je ", de " moi ", d' "ego ", de " soi ", d' " âme ", d' " être " et même de " Soi ". Notre expérience " moi, je ", ce que je suis dans mon expérience empirique actuelle participe d'une double nature authentique et illusoire. Notre expérience n'est ni totalement authentique ni totalement illusoire: suivant sa qualité, elle est plus ou moins authentique, plus ou moins illusoire dans un enchevêtrement de réalité et d'illusion constante. Notre expérience habituelle est la version duelle, dualiste que la conscience habituelle produit sur la base de l'expérience primordiale non dualiste de la claire lumière.
L'important est ici de voir que, dans cette expérience de " moi, je ", il y a cette double nature authentique et illusoire, non dualiste et duelle. C'est une notion traditionnelle qui passe difficilement dans la terminologie occidentale. Une possibilité pour résoudre cette difficulté est de considérer que " moi, je " est constitué de ces deux éléments authentique et illusoire et d'appeler, d'une part, la présence authentique telle qu'elle est en nous-mêmes le " soi " et, d'autre part, d'appeler " ego " le voilage, la perception illusoire des formes qui masquent l'authentique. Dans cette perspective, " moi, je " est une imbrication de qualités authentiques émergeant de notre nature profonde. C'est le cas de l'amour, de la compassion, de la confiance véritable qui sont l'expression de la présence en nous de la nature  ... alors que l'ego est la tendance dualiste, duelle et conflictuelle qui opère dans les passions en termes d'attraction, de répulsion, d'indifférence. D'où les émotions conflictuelles qui filtrent, masquent, voilent et interfèrent avec la nature  ... Dans cette perspective, la pratique n'est pas la lutte, la répression de l'ego, mais la reconnaissance des qualités authentiques présentes en nous. Elle consiste, dans une attitude de douceur et de détente, à s'ouvrir à ces qualités authentiques, à notre soi en laissant tomber les fixations de l'ego.
Un ego d'abord normal
UNE FEMME. Vous venez de dire qu'il ne faut pas avoir d'attitude agressive envers l'ego. Mais comme toutes les voies spirituelles insistent sur la nécessité de se débarrasser de l'ego, pendant longtemps, je me suis évertuée à chasser cet ego qu'on me présentait comme l'obstacle sur le chemin. or, actuellement, il me semble au contraire que je dois passer à travers le sentiment, la sensation de ce moi. Est-ce que je me trompe ?
ARNAUD DESJARDINS. Il faut savoir, d'une part, à quel niveau on parle, c'est-à-dire si l'on s'adresse à un débutant ou à une personne qui est déjà avancée sur le chemin et, d'autre part, si l'on s'adresse à un débutant qui est bien situé en lui-même ou à un débutant plus ou moins perturbé, y compris des perturbations qui, en Occident, relèveraient de la psychothérapie. Tous les enseignements, sans exception, et tous les maîtres sont d'accord pour dire que le but est l'effacement, la disparition d'un certain mode de conscience que l'on désigne généralement en français par " le sens de l'ego ". Premier point, savons-nous exactement ce que nous appelons l'ego et en quoi pourrait consister l'état-sans-ego, autrement que par des définitions livresques qui nous vaudraient de bonnes notes dans des examens d'indianisme à la Sorbonne mais qui ne peuvent pas nous servir de point d'appui pour transformer notre existence, nous libérer de nos peurs et nous établir dans la sérénité?
Ma ligne de réponse personnelle, c'est que l'ego, pour être transcendé, dépassé, doit d'abord être en bon état ou en bonne santé. Même si, pour employer une image combien célèbre, la chenille doit mourir en tant que telle pour devenir papillon, une chenille malade ne fera pas un papillon. Si l'ego est trop peu structuré, comment est-il possible de vouloir tout de suite dépasser celui-ci? Comment parler d'effacement du sens de l'ego à une personne qui n'a même pas l'impression d'exister vraiment et qui se sent bloquée par différentes formes d'inhibitions et de malaises, issus de marques profondes, de samskaras en sanscrit? Certains êtres humains ne se sentent même pas le droit d'exister. Ils ont l'impression qu'ils ne sont à leur place nulle part parce que psychologiquement ils ne se sont pas sentis suffisamment aimés, soutenus, confirmés dans leur enfance. Pour que le sens de l'ego puisse s'effacer, il faut d'abord que l'ego se soit quelque peu affirmé, que cette conscience ordinaire que nous avons de nous se soit organisée, structurée, que nous soyons vraiment un ego au singulier et non pas une multiplicité de personnages ou de tendances qui nous composent et s'opposent entre elles.
Je me suis beaucoup appuyé pendant les années de ma recherche sur une formule que je considère toujours comme précieuse aujourd'hui: " Pour se donner, il faut s'appartenir. " On ne peut donner que ce qui nous appartient. Comment est-ce que je peux abandonner l'ego (en anglais drop the ego - Dieu sait combien de fois j'ai entendu cette expression) si ce moi est informe, privé de forme? Mon propre gourou m'a dit un jour en anglais, il y a bien longtemps: " Arnaud, you are an amorphous crowd ", (" vous êtes une foule amorphe "), et comme je savais qu'il avait reçu une formation scientifique dans sa jeunesse, j'ai bien compris qu'il donnait au mot amorphe, privé de forme, un sens très précis - amorphe en chimie, c'est l'opposé de cristallisé. Une part de nous qui est touchée par une vérité - non pas seulement dans l'intellect mais dans le coeur - voudrait échapper à un certain mode de conscience que nous sentons bien comme limitatif, mais d'autres parts de nous continuent à réclamer: " Et moi, et moi, je n'ai pas reçu ça, je n'ai pas pu faire ceci, je demande encore cela. " Il y a donc une première étape de structuration ou même d'affirmation de l'ego avant d'envisager l'effacement de la conscience du moi dans tout ce que ce pronom présente de limitatif. Mais ce travail de structuration doit être entrepris dès le départ avec une compréhension et surtout un sentiment qui permettent l'ouverture et le dépassement. Il est important de pressentir d'emblée ce que pourrait être un état non égoïste ou non égocentrique de manière à ce que cet te première affirmation de l'ego, nécessaire au début, ne soit pas le renforcement d'une prison qui ensuite deviendrait un véritable obstacle.
Le sens de l'ego, c'est une identification - j'entends par ce mot se prendre pour ce qu'on n'est pas réellement -, une identification de la conscience au personnage que nous sommes et que nous désignons par notre nom et notre prénom. Ramana Maharshi utilise l'image d'un acteur distribué dans un rôle qui, par un phénomène que nous sommes tous d'accord pour considérer comme pathologique et relevant de la psychiatrie, se prendrait tout d'un coup pour le rôle dans lequel il est distribué. Ici, chacun peut entendre ses nom et prénom. L'ego est une hallucination qui fait que la conscience se prend pour Arnaud Desjardins au lieu de se considérer comme distribuée dans le rôle d'Arnaud Desjardins mais fondamentalement libre de ce rôle. Cette liberté, nous la retrouvons chez les enfants qui font semblant en jouant d'être un avion tout en sachant très bien au fond d'eux-mêmes qu'ils ne sont pas un avion " dans la vraie vie ". Ce que nous appelons la carte d'identité, c'est en fait la carte des identifications majeures au nom et à la forme, pour parler comme les hindous, notre véritable identité étant totalement indépendante de ce qui est marqué sur la carte d'identité en question. Notre véritable identité donnerait à peu près: Date de naissance: jamais né; nom des parents:  ... la réalité absolue! Comment pouvons-nous progresser vers le moment où cette identification fondamentale va céder et où se révélera une conscience pure, sans attribut, distribuée dans un certain rôle? C'est là toute la question.
LAMA DENIS. Il y a effectivement, nous l'avons vu, de grosses erreurs dans la notion d'ego et dans celle de dépassement de l'ego. Bouddha a été appelé parfois anatma vadin, celui qui enseigne le non-ego et, partant de cette notion de dépassement de l'ego, certains se proposent d'annihiler celui-ci. L'ego est exécrable, haïssable, l'ego est à exterminer et ils s'engagent dans une guerre contre cet ego. Cette approche est une déviation et une erreur majeure. Le non-ego n'a jamais signifié qu'un côté de nous-même devait annihiler l'autre côté de nous-même. Lorsque quelque chose en nous se propose de maîtriser, de détruire quelque chose d'autre en nous, il est pertinent de se demander comme je le suggérais tout à l'heure: qui est-ce qui se propose d'annihiler, de détruire, de dépasser cet autre aspect, qui est-ce qui se propose de dépasser l'ego? Du point de vue bouddhiste, ce sujet qui a cette intention n'est autre précisément que l'ego lui-même. Cette volonté de destruction de l'ego devient une façon subtile de renforcer l'ego, l'ego se construisant avec pour propos son propre dépassement ou sa propre destruction. Il y a là un réel problème. D'autre part, il est important, avant d'envisager un dépassement de l'ego, d'avoir un ego normalement structuré. Arnaud faisait à l'instant allusion aux difficultés que l'on rencontre souvent face à des personnes qui se proposent de dépasser l'ego mais qui n'ont même pas un ego normal. Il y a, avant d'envisager le dépassement de l'ego, la nécessité d'être " normosé ", d'avoir une névrose normale, un ego normalement équilibré. Il y a des gens qui sont névrotiquement névrosés et qui relèvent de disciplines autres que la voie spirituelle. Il y a des gens qui sont " normosés " et l'approche spirituelle s'adresse à ces personnes normales ou normalement névrosées.
Il existe deux niveaux dans le travail sur l'ego: d'abord la compréhension de ce qu'on appelle la transparence de l'ego et ensuite l'expérience de la non-dualité. L'expérience de la transparence de l'ego consiste à comprendre - comprendre non pas intellectuellement mais dans un vécu abordé dans la méditation assise - comment nous ne sommes pas ce à quoi nous nous identifions. En effet, nous ne sommes pas notre carte d'identité. Notre identité en tant que Pierre, Paul, Marie ou Jeanne, n'a qu'une valeur conventionnelle. Nous sommes un ensemble de samskaras, de tendances, un ensemble d'états de conscience et, sur ce flux de conscience qui constitue notre expérience habituelle, nous mettons un nom: " moi ". A un premier niveau, il s'agit de comprendre que cette identité ou ce processus d'identification - car il n'y a pas une identité solide, une entité qui ait un caractère intègre et monolithique - est en fait et uniquement un processus, c'est-à-dire le jeu interdépendant des différents phénomènes qui nous donnent le sentiment d'être ce comme quoi nous nous vivons. Il se produit alors une désidentification ou une perception de la transparence, du manque de solidité de notre identité conventionnelle, habituelle. C'est ce qu'on appelle traditionnellement le premier niveau du non-ego.
Le deuxième niveau est l'accession à la non-dualité, c'est-à-dire à l'absence de quelqu'un qui soit le témoin de l'expérience du non-ego. Dans un premier temps, il y a la conscience de ne pas être ce à quoi nous nous identifions habituellement, il y a la conscience de la transparence de notre identité - je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela -, mais subsiste néanmoins une appréciation qui est cette conscience d'être globale ou cette conscience de ne pas être cette identité. A ce niveau, on a encore l'expérience d'un témoin, d'un observateur, d'un point de référence. Le deuxième niveau, celui de l'expérience non dualiste, est la disparition même de ce point de référence central auquel l'expérience se rapporte. A ce moment-là, il n'y a plus même conscience du non-ego. Il y a une expérience immédiate, directe, sans la notion du sujet qui perçoit quelque chose d'autre ou qui expérimente le non-ego. Cet état est l'expérience non duelle.
Mais partons du début: au niveau psychologique, il y a la nécessité de la structuration de l'ego et la tradition nous propose un certain nombre de pratiques pour d'abord être bien structuré - ce qu'on appelle en tibétain seunamtso, le développement de bienfaits, de l'action juste. Ensuite, sur la base de cette structuration harmonieuse, juste, il est possible de dépasser l'illusion de l'ego, c'est ce qu'on appelle en tibétain yeshetso, le développement d'expérience immédiate, qui comprendra à son tour deux niveaux, le premier étant l'expérience de transparence et le deuxième le dépassement même de toute expérience - fût-ce celle même de la transparence.
La transparence de l'ego
Je voudrais demander à Lama Denis s'il peut préciser ce qu'il veut dire par transparence de l'ego et notamment s'il s'agit d'un état où l'ego serait normalisé et où l'on ne serait plus arraché à la réalité relative, par exemple à cause d'émotions ou de désirs forts qui nous empêchent de rester en contact avec la réalité telle qu'elle est? Ou bien s'agit-il d'autre chose ?
LAMA DENIS. La transparence de l'ego est l'aspect élémentaire de ce qu'on appelle dans le bouddhisme shunyata, l'expérience de la vacuité: je ne suis pas ce que j'ai l'impression d'être, je ne suis pas Pierre. Mais habituellement, je suis Pierre, je suis solide. C'est l'expérience que dans le " p ", dans le " i ", dans le " e ", dans les deux " r " et dans le " e " final, il n'y a pas quelqu'un. C'est l'expérience que ce à quoi je m'identifie - cette carte d'identité qui comprend un nom, une date de naissance, une certaine situation sociale, certaines adhésions intellectuelles - n'a qu'une réalité conventionnelle. C'est l'expérience intérieure vécue du caractère relatif de cette identité.
L'expérience dans laquelle on ne s'identifie plus à ses pensées ou à ses émotions, fussent-elles grossières ou subtiles, correspond à ce qu'on appelle l'observateur abstrait. A ce stade, il y a encore la notion d'observateur, de témoin - un témoin non impliqué, un observateur abstrait dans le sens où il n'est pas solidement concret et où il ne réagit pas -, mais il reste la conscience abstraite, neutre, alors que dans le deuxième temps, la conscience même d'être abstrait ou neutre, non impliqué, n'existe plus. C'est uniquement à ce moment-là qu'il y a accession à l'expérience non duelle. La conscience, du point de vue bouddhiste, est toujours conscience de quelque chose d'autre, elle correspond toujours à un mode de connaissance duelle, c'est-à-dire que le sujet est conscient ou connaisseur de quelque chose qui lui est autre, cet autre fût-il la transparence de l'ego.
Le sujet et l'objet
Qu'est-ce qui entreprend la démarche de libération? Est-ce l'ego ou y a-t-il en nous "quelque chose" qui prenne la recherche en main?
ARNAUD. Au départ du chemin, dans les conditions ordinaires de l'existence - c'est certainement encore plus vrai pour nous, produits de ce monde occidental moderne, dans l'existence agitée, déstructurante que nous vivons aujourd'hui, que pour des êtres qui avaient un mode de vie beaucoup plus calme, ponctué de prières, de méditations, de rituels - il y a une identification massive, celle de la conscience pure à une forme apparente qui n'est que changement. Identification à nos pensées, à nos émotions, à nos sensations par lesquelles nous sommes complètement happés.
Swâmi Prajnanpad appelait cela une fausse non-dualité dans laquelle le sujet est entièrement absorbé par l'objet. Je n'ai plus aucune conscience de moi. Swâmiji insistait sur la nécessité de passer par une étape importante dans laquelle nous expérimentons un moi plus permanent, plus stable, plus réel, même s'il s'agit d'une individualité qui devra elle aussi être dépassée. C'est encore moi, mais avec une distinction claire du moi et du non-moi. Est-ce que moi en colère, c'est moi? Non, pas plus d'ailleurs que moi, fou de joie. Il s'agit donc, dans un premier temps, de découvrir un " je " sans attribut, sans prédicat, plus stable, plus permanent et qui procède pour commencer d'une dissociation. C'est cette distinction du sujet et de l'objet qu'on appelle " discrimination du spectateur et du spectacle " ou "position de témoin", witness position en anglais, sakshin en sanscrit. Mais elle n'est qu'une étape.
Donc, l'état de conscience ordinaire est une fausse non-dualité dans laquelle nous n'existons plus, non pas au sens heureux d'un effacement de l'ego mais dans le sens d'une identification inconsciente à nos fonctionnements, d'autant plus grande que nous sommes plus concernés émotionnellement. Nous ne sommes pas en possession d'une conscience stable que l'Inde compare à un fil qui passe à travers toutes les perles du collier, une conscience permanente qui s'exprimerait avant tout en termes négatifs - je ne suis pas cette pensée, je ne suis pas cette émotion, je ne suis pas cette condition physique pénible, je ne suis pas tout ce dont je peux prendre conscience qui n'existait pas hier, qui n'existera pas demain. Donc, il s'agit bien d'une dissociation. Si je suis complètement pris, le sujet et l'objet sont confondus, je suis emporté par mes pensées, mes émotions, mes sensations. Il y a absorption du sujet par l'objet. Cet objet peut être l'ensemble de nos perceptions intérieures, une émotion douloureuse, une tristesse, une surexcitation parce que nous avons reçu une bonne nouvelle, ou même des pensées un peu obsessionnelles. Une part de la sadhana, de l'ascèse, consiste en cette désidentification, cette dissociation du sujet et de l'objet.
En langage védantique, on dit que tout peut être objectivé, c'est-à-dire considéré comme un objet - y compris, je le redis, ce que d'habitude nous considérons comme tenant au sujet, c'est-à-dire les tristesses, les joies, les colorations affectives, les idées noires, les idées roses. Si le sujet est triste de constater une tristesse, ce n'est plus le sujet. Le sujet, le témoin, doit être pur, sans coloration, sans qualification, juste vision. Ce témoin, lui, est toujours identique à lui-même, tandis que ce qui est vu est tout le temps changeante Cette étape que Swâmi Prajnanpad appelait une vraie dualité est une première démarche.
Tout peut devenir objet pour un sujet qui en prend conscience. Mais du sujet lui-même, l'ultime sujet, rien ne peut prendre conscience. Mais ce je suis, ce sujet, même s'il est très pur, même s'il est sans émotion, même s'il EST parce qu'il échappe au changement, qu'il échappe au temps, a encore une certaine coloration individualisée. Je le ressens toujours quelque peu comme " moi". Il y a encore un dépassement possible dans lequel ce sens d'un je suis même très calme, très stable et autour duquel peut se structurer et s'organiser notre fonctionnement ordinaire, va disparaître. Le sujet perd toute référence individualisée, toute référence de séparation, de dualité et atteint une non-dualité - non-deux - qu'il est impossible d'imaginer à l'avance tant qu'on ne l'a pas expérimentée. La conscience devient alors parfaitement lumineuse, claire, souverainement détachée, mais compatible avec l'apparence d'une action, d'une décision. Toute référence individuelle s'est effacée. Pour illustrer cet état, on donne l'image de la vague qui réalise qu'elle est purement et simplement l'océan; même s'il y a des milliers de vagues, il y a un seul océan et la vague ne peut pas avoir une existence, ou un être, ou une réalité indépendante de l'océan lui-même.
Pour en savoir plus lisez "Dialogues à Deux Voies" Ed. La Table Ronde Lama D. Teundroup & Arnaud Desjardins
extraits de la source

quinta-feira, 29 de março de 2012

L'EGO

L'EGO







Le plus grand frein dans l’évolution de l’homme, dans votre évolution, c’est ce que vous appelez sur terre l’ego, les blessures, les vexations que subit votre personnalité. Certains ne peuvent pardonner ces blessures, ces vexations, car elles font naître en eux un profond sentiment de ressentiment, et cela est à éviter absolument. N’oubliez pas ceci : quoi que puisse vous faire votre frère, juste ou injuste, ne nourrissez jamais de ressentiment envers lui. Il est l’artisan qui vous fait évoluer, il est celui qui vous permet de voir ce qu’il faut transformer en vous. Parfois il en est conscient, et celui qui est conscient du travail qu’il fait faire à son frère a déjà dépassé une certaine compréhension de sa propre évolution, il commence à aller à l’essentiel.
Lorsque vous arriverez à ne plus être blessé par toutes les paroles que vous pourrez entendre sur vous, contre vous, lorsque vous arriverez à avoir de la compassion pour ceux qui vous blessent, à ne pas vous laisser déstabiliser, nous serons infiniment heureux car vous aurez franchi un grand pas sur le sentier de l’évolution.
Ce qui vous freine essentiellement, c’est votre susceptibilité humaine. Soyez attentifs à ne pas jouer les fatalistes, lorsque que quelqu’un vous blesse, en disant que cela n’a pas d’importance. Il faut dépasser la blessure et vous projeter bien au-delà.
Lorsque vous aurez compris que tous les différends qui existent sur ce monde ne sont essentiellement que des blessures de l’ego, d’amour propre, des vexations, vous comprendrez qu’il est essentiel de travailler sur vous-même pour atteindre la Paix.
Vous qui vous éveillez chaque jour davantage, soyez vigilants. Demain, le néophyte que vous êtes deviendra un initié, si vous êtes suffisamment courageux et vigilant pour dépasser la dualité, la personnalité et ses faiblesses qui vous freinent énormément. Votre personnalité est nécessaire à votre avancement à la seule condition qu’elle dépasse les vexations de l’ego.
Si vous n’êtes pas capable de voir les expériences que nous mettons sur votre route afin que votre avancement puisse se faire beaucoup plus rapidement, nous vous en mettrons tellement que vous serez obligés de les dépasser, nous ferons en sorte que vous soyez confronté à des situations plus ou moins difficiles.
Si nous faisons cela, c’est parce que notre Amour pour vous est immense et que notre plus grande joie sera de vous voir évoluer, comprendre, devenir des êtres éveillés capables d’aider les autres, de nous recevoir en leur cœur et en leur esprit, des êtres avec qui nous serons connectés en permanence, et cela devient urgent en raison de la situation présente et future de votre monde.
……….
Pour expérimenter la vie, il faut des instruments. Vous-même faites des expérimentations de toutes sortes.
Votre Partie Divine a été dotée d’une autre partie considérable qui aide à expérimenter et qui s’appelle âme, qui elle-même a été dotée d’un moteur que vous pouvez appeler personnalité, individualité, peu importe le mot.
Il faut que vous sachiez qu’étant donné le nombre d’expériences qu’a vécu votre Partie Divine en involuant dans les mondes inférieurs, il est né de celles-ci des individualités différentes. Chaque âme n’a pas vécu les mêmes expériences, même si elle doit arriver au même but. Il y a plusieurs façons d’arriver à ce but, celui-ci étant de retourner à la Source.
Le Père a donc donnéà tous des ustensiles, des appareils nécessaires pour expérimenter la Vie.
L’égo, comme vous le nommez si savamment, est en fait le côté actif de la personnalité, celui qui entre en réaction par rapport à un désir, à un vouloir, celui aussi qui permet d’avancer. C’est un moteur.
L’égo appartient essentiellement aux mondes de la troisième dimension. C’est un outil nécessaire. Sans égo, il est très difficile, voire impossible, de fonctionner dans ces mondes de troisième dimension. La personnalité a besoin de s’appuyer sur ce moteur puissant.
nous vous demandons un travail conséquent sur vous-même : preparez-vous à ne plus avoir à votre disposition, à votre service, ce moteur puissant siège de tous vos désirs.
Lorsque vous serez dans la quatrième dimension, vos désirs ne seront plus les mêmes, ils seront tous dirigés vers une direction de conscience commune de Fraternité et d’Amour.
……….
Le plus grand frein à votre évolution, c’est l’ego dominateur. Alors, soyez très vigilants à cet ego dominateur. Il va essayer, de vivre même au niveau des corps physiques, car il n’a plus beaucoup de temps a vivre dans la nouvelle ere. Sur le nouveau monde, il n’y aura plus d’ego dominateur, car l’ego sera au service de l’homme et l’aidera a agir.
l’égo dominateur est donc très actif, car il veut utiliser le peu de temps qui lui reste pour s’exprimer, pour agir. Malheureusement, il fait faire beaucoup d’erreurs aux humains qui l’écoutent trop, qui le laissent dominer.
Il est essentiel de travailler l’ego, de travailler les peurs, de travailler une nouvelle conscience de vous-même, de vous connaître, et vous ne pourrez réellement vous connaître qu’en travaillant à cœur ouvert, qu’en étant totalement clairs les uns vis-à-vis des autres.
Qu’avez vous à cacher au Père ? Rien, parce qu’il est en vous et qu’il voit en vous. Vous êtes tous issus de la même cellule du Corps Divin, et il ne faut pas que de vous cachiez les uns aux autres, car demain l’humanité aura la capacité de deviner, de communiquer au-delà de la parole, de cœur à cœur, de pensée à pensée, et c’est à cela qu’il faut vous préparer.
Quand vous pensez mal par rapport à vous-même, quand vous pensez mal par rapport à votre frère, dites-vous bien que quelqu’un perçoit votre pensée. Alors, apprenez à bien penser, car demain vous ne pourrez plus vous permettre cette erreur.
Beaucoup d’entre vous souhaitent partir de ce monde et venir vers nous. Nous serons infiniment heureux le jour où nous pourrons accueillir de nouveau nos frères humains !
Mais avant de pouvoir venir vivre sur nos mondes, il faut que vous ayez travaillé essentiellement vos pensées, vos peurs, votre esprit de domination et de puissance, car sur les mondes où nous nous trouvons, il n’y a plus tout cela, tout est au service du Tout, tout est au service des autres, tout est au service de l’Un.
Vous êtes avant tout au service de vous-même, au service de votre ego, mais vous n’en avez pas toujours conscience. Alors, travaillez sans relâche, interrogez-vous, questionnez-vous, regardez-vous agir, écoutez-vous penser, vous comprendrez petit à petit ce que vous devenez et vous vous éveillerez totalement à une autre réalité, à une autre conscience.
……….
Chacun de vous devra travailler très dur pour rester sur cette route, car l’ego dominateur sera toujours là pour essayer de vous placer sous son contrôle. Il ne vous fera pas chuter car il n’en a pas la possibilité, mais il mettra devant vous ce que vous croirez être des pièges insurmontables, et ces pièges ne seront qu’illusion.
L’adepte qui chemine sur ce chemin de Lumière doit cultiver l’humilité. L’humilité est une arme redoutable contre l’égo dominateur. L’égo dominateur peut transformer l’Amour en sa faveur, mais il n’a aucune prise sur l’humilité.
si vous desirez ne jamais chuter, si vous desirez dépasser cet ego dominateur qui est en vous, travaillez avant tout l’humilité. l’humilité vous permettra d’atteindre des plans de conscience très élevés, d’avoir une nouvelle conscience de la vie, de ressentir avec beaucoup plus d’acuité ce qui se passe au plus profond de vous comme à l’extérieur de vous.
……….
A tous, nous répétons encore et encore : lâchez prise avec Monsieur Ego, avec toutes les vexations qui vous freinent énormément, avec les incompréhensions mutuelles. Il faut que vous compreniez absolument que le temps qui vous est donné en vue de votre immense transformation se réduit de jour en jour. Il faut que vous soyez conscient que vos Frères de Lumière attendent de vous que vous puissiez apporter à la terre, à tous ceux qui viendront près de vous, à tous ceux qui seront dans la tristesse, dans le désespoir, dans le besoin, l’aide qui leur sera nécessaire.
fonte